Quelles règles faut-il respecter pour réutiliser les eaux de pluies dans le bâtiment ? L'arrêté du 21 août 2008 nécessitait une explication de texte, notamment pour le comptage. C'est pourquoi les ministères de la Santé et de l'Écologie, et différents partenaires parmi lesquels les installateurs de la Capeb et de la FFB, ainsi que des scientifiques du CSTB, et du Service de recherche et d'ingénierie en protection sa5nitaire (Srips) ont mis leurs compétences en commun pour éditer «Les règles et bonnes pratiques à l'attention des installateurs», petit fascicule de 20 pages servant de guide aux systèmes d'utilisation de l'eau de pluie dans les bâtiments. Articulé en trois parties (aspects réglementaires et financiers, conception et mise en œuvre, surveillance et entretien), il détaille le dimensionnement, la disconnexion des réseaux, la distribution, etc. «La réglementation française impose une disconnexion totale», explique Bernard de Gouvello, animateur du groupe qui a rédigé le guide. «Nous avons donc bien distingué le type de disconnexions possibles, et leur localisation, qui dépend souvent de la configuration de chaque installation».Un total de 50 000 brochures ont été éditées et doivent être diffusées auprès des installateurs par les participants du groupe de travail : les fédérations professionnelles, mais aussi les Industriels de l'eau de pluie (Ifep) et Profluid, syndicat des fabricants de pompes. Le document est également téléchargeable sur les sites Internet des deux ministères.
Une norme fin 2010
La prochaine étape est maintenant l'élaboration d'une norme NF au sein de l'Afnor, qui aura une valeur de document officiel, mais qui ne verra pas le jour avant fin 2010. Sous l'égide de l'Association scientifique et technique pour l'eau et l'environnement (Astee), un autre guide est aussi en préparation, «qui sera davantage un état des lieux de la connaissance en matière d'eaux de pluie», commente Bernard de Gouvello. Une circulaire précisant les conditions d'utilisation des eaux pluviales pour le lavage linge est attendue d'ici les prochains mois. Enfin, dans le cadre du Grenelle II, une déclaration obligatoire des installations devrait être introduite, pas seulement en cas de rejet au réseau des eaux usées, tel que prévu actuellement.
Dès avril prochain, une première ligne entrera en service à Dinsheim-sur-Bruche, avec une capacité mensuelle de 7.000 panneaux, à l'issue d'un investissement de 10 millions d'euros. Le programme global porte sur 20 millions d'euros d'ici à 2012, soit un chiffre d'affaires prévisionnel de 200 millions d'euros pour quatre chaînes de production, 200 emplois et 100 MW par an. "A partir de 2012, nous visons la place de leader français du photovoltaïque, avec 35 % du marché", annonce Olivier Falchi, directeur général de Voltec Solar.
Initiateur du projet et président du fabricant de panneaux mélaminés EPI, Jean-Jacques Strub privilégiera l'embauche de salariés touchés par la réorganisation de cette entreprise. Dès le printemps 2010, la couverture de deux sites bas-rhinois d'EPI servira de démonstration aux panneaux monocristallins équipés de cellules Q-Cell. Ce premier chantier concernera 7.000 panneaux sur 4.000 m2 de toitures à Duppigheim et Dinsheim-sur-Bruche.
Positionné sur le haut de gamme, le fabricant espère structurer un réseau de deux installateurs par département, prêts à réaliser plus de 40 % de leur chiffre d'affaire photovoltaïque avec Voltec Solar. Les contacts en cours concernent également le négoce professionnel spécialisé et généraliste. Au-delà des grandes toitures industrielles, l'entreprise alsacienne vise les particuliers, "principale source de développement du photovoltaïque dans les années à venir", selon Olivier Falchi.
Pour atteindre ces objectifs en sécurisant ses clients, l'industriel garantira la reprise de ses panneaux au bout de 20 ans, pour 15 % de leur valeur résiduelle, en contrepartie d'une maintenance contrôlée par ses soins tous les cinq ans.
Situé dans le 19ème arrondissement, à deux pas de la Porte de la Chapelle, l'entrepôt Macdonald va faire l'objet d'un projet de reconversion hors normes. D'une longueur de 617 m, ce bâtiment du début des années 1970, conçu par Marcel Forest, va être transformé en un véritable quartier urbain (165.000 m2 shon) accueillant un millier de logements (50 % de logements sociaux, 25% de logements à loyer maîtrisé et 25% en accession), des bureaux (25.000 m2), des commerces (32.000 m2), des activités (16.000 m2) et des équipements publics (18.300 m2). L'opérateur du projet est la SAS Paris Nord-Est détenue par la Caisse des dépôts (50%), Icade (30%) et la Semavip (20%), l'architecte coordonnateur étant Floris Alkemade (auteur du master plan pour OMA) associé à Xaveer de Geyter.
La création d'une faille dans le bâtiment permettra le passage du tramway T3 et la desserte de la future gare Eole-Evangile (RER E). "Nous allons élargir cette coupure pour aménager une place d'environ un demi-hectare, soit l'équivalent de la Grand'Place de Bruxelles. Une passerelle assurera une liaison entre les deux parties car nous voulons garder le bâtiment dans toute sa longueur", a souligné Floris Alkemade, lors de la présentation publique du projet, le 7 décembre, par Bertrand Delanoë, maire de Paris et Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts. Trois autres traversées sont prévues pour rendre le bâtiment perméable.
L'entrepôt sera surélevé de 5/6 étages, sa hauteur passant de 13 m à 31 m (soit la hauteur maximale autorisée par le PLU). "Marcel Forest a prévu une structure intérieure plus forte que nécessaire. Il a conçu ce bâtiment comme une sorte de socle sur lequel on pouvait rajouter des étages", a précisé Floris Alkemade. Les commerces, occupant tout le rez-de-chaussée, offriront une façade plissée, entièrement transparente. Les logements donneront sur une grande cour intérieure plantée. Une esplanade piétonne d'environ 16 m de large sur 600 m de long reliera la façade de l'entrepôt au boulevard Macdonald
Treize agences d'architectes travaillent sur ce projet (voir encadré), désignés par la SAS Paris Nord-Est en accord avec la Ville de Paris. Des workshops ont été organisés tout au long de l'année 2009. "C'est un processus de travail énervant mais intéressant. Le bâtiment a beaucoup gagné en personnalité", a souligné Floris Alkemade.
Les permis de construire vont être déposés dans les jours à venir et les travaux de démolition démarreront en janvier prochain. Environ 60% de l'entrepôt seront préservés. Bertrand Delanoë espère une livraison de ce nouveau quartier parisien à la mi-2013.
Un restaurant "zéro énergie fossile" et un matériau "au bilan écologique positif" sont les lauréats de la dernière édition des Briques d'Or, trophées créés par le Club Enseigne et Innovations.
Le Club Enseigne et Innovations fédère depuis 10 ans, 130 directeurs de travaux des groupes de distribution et dans un collège "membres associés", cinquante partenaires architectes ou fournisseurs de matériaux ou de mobilier.
Chaque année, le Club valorise les réalisations d'un de ses membres et de l'un de ses partenaires par les Briques d'Or. Ce trophée est décerné par un jury de professionnels sur une présélection de 10 nominés. Cette année, le directeur de travaux lauréat est Jorge Gonçalves, responsable de travaux de Courtepaille, pour son nouveau concept de restaurant "zéro énergie fossile" dont le repère visuel n'est plus le toit de chaume (remplacé par un toit en zinc de forme approchante) mais une éolienne rouge.
A quelques jours du sommet de Copenhague, le Centre d'analyse stratégique publie le rapport "Le pari de l'éolien" qui évalue notamment la rentabilité de cette énergie.
Alors que l'éolien doit faire face à des critiques de plus en plus nombreuses en France comme en Europe, le Centre d'analyse stratégique (CAS) vient de publier un document de 49 pages qui vient utilement éclaircir le débat. En analysant la situation dans les grandes régions du monde, le CAS pèse le pour et le contre de cette énergie en surtout en évalue la rentabilité en fonction de l'évolution de différents paramètres (prix des énergies fossiles, amélioration de la technologie, optimisation des potentiels de vent).
Le CAS estime que l'éolien "peut pleinement trouver sa justification dans l'ouverture de nouveaux marchés", mais pour cela il propose plusieurs objectifs comme le partage des risques entre la collectivité et l'investisseur privé, le développement d'une industrie française de l'éolien onshore ou encore la simplification des procédures administratives.
Pour le CAS, trois niveaux de déploiement pourraient être envisagés.
- Les grands champs, créateurs d'emplois, qui pourraient être soumis à des appels d'offres.
- Les champs de taille moyenne qui continueraient à bénéficier du tarif d'achat existant : la population locale serait invitée à s'associer aux projets.
- Le gouvernement pourrait enfin favoriser le développement des petites éoliennes à l'usage des particuliers grâce à des incitations adaptées (crédit d'impôt notamment, achat du surplus d'électricité ...) et leur permettre ainsi de s'impliquer concrètement dans la mise en oeuvre des objectifs du Grenelle. Le rapport "Le pari de l'éolien" (PDF)
Ce site a pour but de diffuser des informations et de sensibiliser le public sur les enjeux en rapport avec le développement durable, l'environnement et le réchauffement climatique en Afrique et dans le monde. ... Développement Durable en Afrique - http://www.afriquedurable.org/
Le 9 septembre dernier le Ministère de l'Écologie publiait un projet d'arrêté fixant les tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque en France. La décision qu'attendait Bird Consulting pour valoriser son savoir-faire….